Histoire et patrimoine

Le 17 juin 1940, le Maréchal Pétain adressait à la Nation ces mots « En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat… ».

Le lendemain 18 juin, un homme, un général inconnu s’adressait au peuple français à la BBC. Pour lui, il n’est pas question de se résigner à un armistice et une collaboration active avec l’envahisseur. Ce discours, peu entendu, sera publié dans le Time et le Daily Express, le lendemain.

Cet appel à la résistance face à l’ennemi va amener ce Général de Gaulle sur le devant de la scène et symbolisera pour de nombreux français, qui l’on rejoint ou qui sont restés sur le sol français, un fabuleux espoir qui se concrétisera par la création de réseaux de résistance.

Ce 18 juin 40, conscient de la portée de son discours, de Gaulle posait la première pierre de sa carrière politique. Il légitimait aussi, auprès des Alliés, la position de la France dans la reconquête de son territoire.

         Au début du 20ème siècle, elle a été baptisée route de Poix, de Paris, de Fleury ou encore la Lombardie. Elle commence au parvis de l’Eglise Saint Antoine et se prolonge vers Fleury, après la Maison de Retraite.

        Guy, Marie Dunoyer de Ségonzac: Né à Fleury, en 1917, c’est un officier de carrière (Saint Cyr). Durant la 2ème Guerre mondiale, il est lieutenant FFI, chef d’un groupe de Résistance sur le secteur de Conty, spécialisé dans le sabotage et le renseignement. Il sera tué lors de la libération de Conty, le 31 août 1944, rue Basse Lombardie. Une stèle dans sa rue rappelle aux passants ce brillant combattant pour la Liberté.

« Les sanglots longs des violons de l’automne

     Blessent mon cœur d’une langueur monotone ».

     Ces vers de Paul Verlaine sont lancés sur les ondes françaises dans la soirée du 5 juin 1944.

      Ce message codé a pour effet de prévenir et mobiliser la Résistance Française du débarquement imminent. A l’aube du 6 juin, une armada de bateaux transports de troupes chargés de soldats et de matériels déferlent sur les côtes normandes. Les Américains débarqueront sur les plages d’Omaha Beach et d’Utah Beach, près de Saint-Mère-Eglise, les Anglais sur les plages Gold Beach et Sword Beach, près de Caen, les Canadiens sur la plage Juno Beach et les Français à Ouistreham.

     De nombreux sites de Mémoire rappellent cette opération Overlord: Arromanches et son port artificiel, Pégasus Bridge – un pont stratégique sur l’Orne, Sainte-Mère-Eglise et son musée aéroporté, la pointe du Hoc – des falaises dites infranchissables, Sainte-Marie-du-Mont et sa borne zéro, le cimetière américain de Colleville…

     La tête de pont établie sur le sol Français, c’est le début de la fin pour les troupes d’occupation. La libération de la France est engagée. Les Alliés mettront 11 mois pour arriver au cœur d’une Allemagne vaincue et en ruine. Le 7 mai 1945, la capitulation sans condition est signée à Reims, mettant fin de la guerre en Europe.

     La fin de la Seconde Guerre mondiale sera définitive après les premières attaques atomiques d’Hiroshima (le 6 aout 1945) et de Nagasaki (le 9 aout 1945), suivies de la capitulation du Japon signé le 2 septembre 1945.   

La source Saint Antoine

Il manquait à la fontaine St-Antoine une légende; l’histoire suivante narrée par plus d’un écrivain sérieux, a cours dans la ville de Conty.

Il y avait autrefois dans les eaux de la fontaine, plusieurs belles truites, parmi lesquelles une seule, de taille gigantesque, longue, dit-on, de vingt-sept pouces depuis la tête jusqu’à la queue, s’appelant Antoinette, du nom du patron. Les bons habitants de Conty en raffolaient, il suffisait de claquer des mains pour que la truite amie et familière vint se montrer à la surface de l’eau où elle faisait liesse avec le pain qu’on lui jetait.

Hélas! Voilà que par un jour maudit, des mécréants sans respect aucun pour Antoinette, des soldats, voyant la truite, admirèrent ses proportions et, la trouvant assez saumonée, conspirèrent sa perte en jurant de la manger. Bref, ils la tuèrent d’un coup de fusil! Aussitôt clameurs de se faire entendre, désolation dans le pays, pleurs des habitants, cris, indignation et regrets inutiles; la truite bien-aimée n’était plus!

On assure que les bourgeois s’abordaient tristement dans les rues de Conty, la larme à l’œil, en se disant les uns aux autres la fatale nouvelle. Antoinette n’est plus, elle vient d’être fusillée, pleurons!

Et pendant ce temps, les assassins, sans nul remords, la faisaient cuire et se préparaient à la manger!

Mais le ciel en courroux ne voulut pas qu’ils profitent de leur crime!

A peine avaient-ils mis la truite fusillée dans la poêle qu’aussitôt, par un saut de carpe bien combiné, Antoinette s’envola par la cheminée sans que jamais depuis on en ait pu retrouver trace. Toujours est-il que les soldats furent chassés de Conty, et que la communauté des habitants émit le vœu de conserver au moins la figure d’Antoinette.

Ce vœu fut accueilli avec enthousiasme: on envoya chercher un sculpteur renommé, lequel pour conserver à la postérité la mémoire de la truite colossale, la représenta en bon et beau relief sur le mur extérieur de la trésorerie de l’église, près le grand portail, où on la voyait encore il y a quelques années, avant la démolition récente de ladite trésorerie.

Eglise Saint Antoine

Une rue parallèle à la rue Guy de Ségonzac. Elle abritait jadis la perception (transférée à Poix de Picardie). Sur le parvis, en face de l’église subsiste un bâtiment communal, une ancienne école, certainement le plus ancien bâtiment de Conty (aujourd’hui reconverti en logements). Elle est bordée d’anciennes maisons qui donnent un cachet particulier à cette rue.

Nous pouvons supposer que cette rue tient son nom en souvenir de hordes sauvages qui ravageaient le territoire français dont les Lombards, un peuple germanique, à l’origine des invasions européennes. Rappelons-nous les Huns avec Attila pour chef en l’an 450 qui ravagent le bourg. Pas de trace sur son appellation sur les registres des Conseils municipaux.

Elle débouche sur le parvis de l’église Saint Antoine où l’on aperçoit la source qui abrita, jadis, la truite Antoinette qui dit-on sera mangée par des mécréants (selon la légende bien connue).

Située aux abords du quartier Hamel, à l’entrée de Conty, cette place s’ouvre largement sur la rue de la gare. Elle permet le stationnement des véhicules.
Jadis, un passage à niveau permettait le passage des trains de la ligne Amiens-Beauvais. Cette place fera l’objet d’un réaménagement dans les années à venir afin d’embellir cette entrée de ville.
Elle a été inaugurée le 21 mai 1973 par Claude Jeunemaître, Conseiller général, Maire de Conty.
 

8 mai 1945: Date de la capitulation de l’Allemagne nazie. Cette guerre aura fait 50 millions de morts et engendré la destruction de grandes villes et de nombreux villages. Chaque année, les autorités nationales mais aussi les autorités locales organisent la commémoration de cette signature mettant fin au second conflit mondial du 20ème siècle.

Commémorer, c’est reconnaître le sacrifice des victimes militaires et civiles, c’est entretenir la mémoire collective et rendre hommage aux acteurs de cet événement.

À lire aussi…

L'hospice Saint Antoine
Le cimetière
Le Mag' Conty, Luzières et Wailly #73
 
Située en centre-ville, cette place dessert de nombreux commerces. Jadis s’y dressaient les halles qui accueillaient le bureau du maire, la salle du conseil municipal et le bureau du juge de paix.
 
Un grenier à grain permettait le stockage du blé. En 2019, elle a fait l’objet de travaux importants rendant ce centre-ville plus attractif.
 
Charles de Gaulle : De nombreuses places et rues françaises portent le nom de cet homme qui a marqué le XXème siècle. Homme d’état, militaire et écrivain, il nait à Lille en 1890. Il avait une certaine idée de la France, et a fait acte de résistance en lançant son appel du 18 juin 1940. Il est à l’origine de la 5ème République avec une nouvelle Constitution en 1958. Il devient le premier Président de la République à être élu au suffrage universel en 1965. Sur les hauteurs de Colombey-les-deux-Églises s’élève une grande croix de Lorraine au pied de laquelle un musée revient sur le parcours du grand homme. Sa demeure, meublée très simplement, est aujourd’hui ouverte à la visite.
En 2020, nous avons commémoré le 130ème anniversaire de sa naissance, le 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 et le 50ème anniversaire de sa mort.

À lire aussi…

Devenir assesseur bénévole
Aire de Jeux - Skate Park
La papeterie

Baptisée Grande rue au début du 20ème siècle, cette rue accueillait la Poste ((au n° 32). Devant le n° 16, se dressait un calvaire qui a été déplacé dans les années 1970 au coin de la rue du Hamel et de la route de Lœuilly. Pendant la 2ème Guerre mondiale, une Kommandantur logeait dans une maison, en milieu de rue.

Au lendemain du second conflit, cette rue est rebaptisée « rue du Général Leclerc ».

Le général Leclerc

Le général Leclerc, de son vrai nom Philippe de Hautecloque (Leclerc est son nom de guerre), c’est un enfant du pays, naît en 1902 à Belloy Saint-Léonard, à 30km au Nord-Ouest de Conty. Il résidait dans son château à Tailly-l’Arbre-à-Mouches sur la route d’Airaines. Brillant officier, fin stratège, il est un chef militaire de la France Libre pendant la 2ème Guerre. Il meurt, en 1947, dans un accident d’avion non loin de Colomb-Béchar.

En 1952, il est élevé à titre posthume à la dignité de Maréchal de France.

À lire aussi…

Centres de vaccination éphémères
Les Halles
Sécurité - Tous les conseils

Rue perpendiculaire à la rue Debeney, elle se termine sur la Selle par une passerelle, nouvellement restaurée.

En son milieu, elle s’ouvre sur la place de la salle des fêtes. Quelques maisons anciennes bordent cette rue où est installé le bureau de Poste.

Vers la Selle de petites maisons (rue du 11 novembre), bâties dans les années 60, sont proposés à la location avec un loyer modéré.

L’origine du nom de cette rue est certainement un souvenir des Ligueurs d’Amiens. En 1589, des discordes civiles, installées dans le bourg, font place aux bandits de grands chemins qui pillent et volent « toutes sortes de personnes ». Le siège de Conty est ordonné par les Ligueurs d’Amiens; deux pièces, renforcées par trois autres canons, permettent de « battre le château ». À la Toussaint 1589, les Ligueurs décident la ruine du château qui sera démonté pierre par pierre.

À lire aussi…

Sélection Hiver 2021
La légende de la Truite
Photos aériennes 60'

Au début du 20ème siècle, une fabrique de chapeaux était installée au fond de cette rue dans les locaux qui subsistent encore aujourd’hui. Les propriétaires, une riche famille anglaise, les Battersby, achètent cette usine en 1906.

Ils vendront cette chapellerie en 1922 à M. et Mme Rousseau. La famille Battersby possédait aussi une fabrique de chapeaux melons dans le nord de l’Angleterre, à Stockport, près de Manchester. L’empreinte anglaise dans le bourg contynois nous est rappelée par les maisons de style, à l’entrée de la rue des écoles.

L’entrée de cette rue des Chapeliers est bordée par la superette et le casernement de gendarmerie, puis à droite un lotissement, rue des Alouettes – et sur la gauche un terrain d’évolution enherbé permettant l’accès aux jardins derrière la rivière de la Selle.

À lire aussi…

La Carsat
La place du général de Gaulle
Borne de véhicule électrique